Traces sonores
et pistes visuelles
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Une sélection d'artistes, d'oeuvres représentatives
du rapport entre les arts plastiques et la musique.
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Luigi & Antonio Russolo : "
Serenata" |
| 2' 27'' non daté (après
1913, début
des années 20 ?) |
Luigi Russolo était à la fois peintre et un
musicien futuriste. Dès 1913, il est l'inventeur de machines
à bruit (les intonarumori) et le rédacteur
d' un manifeste intitulé "L' art des bruits". Son frère Antonio
écrit pour lui quelques partitions, dont celle du morceau reproduit
ici. |
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Stock,
Hausen & Walkman : "Buy me / sue me" |
| vinyl, durée illimitée (1999) |
Ce groupe de Manchester réalise une musique
faite de collages savants et ironiques dans un esprit quasi-dadaïste.
Concepteurs du packaging très inventifs de leurs albums, ils
réalisent par exemple ce vinyl à sillons fermés composés d'
extraits de morceaux puisés dans le répertoire pop où sont
prononcés les mots "me" et "you". |
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La
Monte Young : "Dream
house" |
| durée variable
(1969-2004) |
La Monte Young élabore
avec Marian Zazeela depuis les années soixante différentes
versions d' une installation
/ environnement
sonore intitulé "Dream House". Les sons émis
dans cette pièce
varient selon l'emplacement, voire l'état d'esprit,
du spectateur. La Monte Young s'oppose à la réédition
d' un enregistrement de 1973, pourtant très intéressant. |
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Jean Dubuffet : " Gai
savoir " |
| 3'
37'' (1961) |
Dubuffet a réalisé a partir
du début des années soixantes des "expériences musicales",
seul ou en compagnie d' Asger Jorn. Mèlant voix, instruments
divers et, sur cet enregistrement, deux magnétophones, il
improvise avec un plaisir quasi enfantin, visible sur quelques
enregistrements filmés.
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John
Cage : " 4'33" " |
| 4'33''
(1952) |
Considéré comme
un des grands compositeurs du XXeme siècle, John Cage
est un peu
à la musique ce que Duchamp est aux arts plastiques.
Il compose en 1952 cette pièce qui dure 4 minutes
et 33 secondes et où aucune note n'est jouée,
laissant place aux sons venant de la salle.
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Kurt Schwitters : " Dritter
teil" |
| 2'
43'' (années 20) |
Kurt Schwitters, grande
figure du dadaïsme, élabore au cours des années vingt des
poésies sonores basées sur le rapprochement incongru de lettres
; sorte de collage vocal, ces compositions sont un écho à
ses créations Mertz.
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Yves
Klein : " Symphonie
monotone" |
| environ 20 minutes (première
version 1947, version disponible 9/03/60, extrait de 1'00") |
A l'occasion de performances,
où il développe à partir de 1960 l'idée du monochrome, Klein
dirige cette "Symphonie monotone" composée sur une seule
note et
pour
une dizaine
de musiciens.
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Varese ,
Xénakis et Le Corbusier : "Poème électronique" |
| 8' (1958) |
A l'occasion de l'exposition
universelle de 1958, Le Corbusier réalise avec deux de ses
collabarateurs, Varese et Xénakis, un bâtiment équipé d'un
dispositif lumineux, sonore et visuel qui composent une "oeuvre
totale". Le pavillon Philips a depuis été détruit,
et ce projet fut à l'origine du départ de Xenakis des studios
Le Corbusier où il a travaillé plus de dix ans.
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Brian Eno
: "interview" |
| 3' 07" (vers 1980) |
En collaboration avec
David Byrne, Brian Eno, magicien du son (et créateur, entre
autres choses, du concept d' ambiant music) réalise entre
1979 et 1980 un album-collage qui réutilise des voix enregistrées
dans des contextes très différents, méthode qui fera massivement
école. Dans cet interview, il s'explique sur sa démarche
et son lien
avec
l'avant-garde,
mais aussi la musique "pop".
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Musiciens
ou plasticiens ?
L'art
et les matières...
L'
interview : Vincent Epplay, musicien, plasticien
L'
interview 2 :L'architecture, point de convergence
Oskar
Fischinger :
Ornements sonores
Traces
sonores et pistes visuelles
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