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un(e)
enseignant(e)
nous a ecrit le 1/3/2007
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sur le sujet quels déplacements possibles :
- " Suite à une équipe éducative, l'enseignant référent pour les élèves handicapés m'a proposé de vous contacter pour évoquer les problèmes d'un élève concernant le langage et le passage à l'écrit. Serait-il possible de vous rencontrer, bien que notre école soit en milieu rural ? "
Nous lui avons répondu :
- " Les deux enseignantes ressources TSL se sont réparti les différentes circonscriptions du département et peuvent se déplacer dans tous les lieux dont elles ont la charge. "
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un(e) enseignant(e)
nous a ecrit le 1/03/2007
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sur le sujet quels usagers pour le service :
- " Etes vous aussi à la disposition des familles d'enfants souffrant de TSL "
Nous lui avons répondu :
- " Oui bien sûr ! "
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Parent
nous a ecrit le 1/02/2006
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sur le sujet Livres enregistrés :
- " Où peut-on emprunter des livres enregistrés ? "
Nous lui avons répondu :
- " Les bibliothèques municipales ont parfois des documents enregistrés. A Melun, la médiathèque ASTROLABE dispose d'un catalogue très important de livres sur CD ou cassettes, qui sont disponibles au prêt ou consultables sur place. D'autre part, le centre ressource Handiscol a, dans certaines conditions, la possibilité de prêter du matériel. Il est toujours possible de faire des demandes. Il faut cependant anticiper les besoins. "
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Gilles
nous a ecrit le 1/02/2006
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sur le sujet Silhouette :
- " J'ai assisté le samedi 21 janvier à Nangis à votre conférence sur les troubles spécifiques du langage.
> J'ai cru comprendre que vous rejetiez complètement les exercices où les enfants doivent associer la silhouette d'un mot au mot en question.
> Pourriez-vous me confirmer ou m'infirmer ceci? (ou nuancer sur quel public il faut éviter).Si telle est votre opinion pourriez-vous me préciser les dangers de ces exercices?
> Je vous remercie à l'avance de votre réponse. "
Nous lui avons répondu :
- " réponse :
Pendant longtemps, les activités de lecture ont été considérées comme des activités visuelles. L'œil regardait le mot et il y a un lien direct avec le cerveau.
Puis on a commencé à s'intéresser à l'apprentissage de la lecture : ce sont les psychologues cognitivistes et les psycholinguistes entre autre avec une démarche de recherche scientifique.
La théorie des deux voies d'apprentissage s'impose :
- voie directe pour les mots connus : analyse donc visuelle
- voie indirecte, syllabique pour les mots inconnus : analyse phonologique
Afin d'entraîner la voie visuelle on donne aux élèves beaucoup d'exercices tels que : reconnaître un mot, souligner une lettre….
D'autre part, on remarque que les élèves passent par des stades d'acquisition du langage écrit de façon presque naturelle pour certains :
- stade logographique : on reconnaît la forme du mot, ou quelques indices comme la première lettre, les lettres qui montent.. On est dans la devinette or lire n'est pas deviner (1, 2)
- stade alphabétique : la conscience des lettres, du son des lettres et de leur ordre se met en place ; c'est ce qui doit être travaillé en cycle 2 d'après les programmes ;
- stade orthographique qui est le stade de la lecture experte on peut savoir si Claude est une fille par le " e " de l'adjectif ou du participe exemple Claude est partie.
Une confusion entre le logographique et l'orthographique s'est installée et on a cru pendant un certain temps que passer par le stade alphabétique était une perte de temps.
Depuis quelques années, et les nouveaux programmes s'en inspirent fortement des chercheurs français ont mis en évidence que le code phonologique est activé même en lecture silencieuse et qu'avant d'acquérir une orthographe correcte il faut que des automatismes de décodage soient mis en place. "Le sonore semble faire dorénavant partie des activités cognitives de lecture quelque soit la voie considérée" (3).
Relier des silhouettes à des mots c'est être dans le stade logographique or à ce jour aucune étude n'a mis en évidence la nécessité de "passer" par ce stade pour aller vers le stade alphabétique.
Concrètement, je pense aux enfants primo arrivants qui n'ont pas toujours fréquenté le code écrit et qui apprennent à lire alors même que ce type d'exercice est absent des méthodes FLE (Français Langue Etrangère).
La seule étude faite dans ce sens a montré que l'entraînement à ce type d'exercices peut avoir des conséquences intéressantes si en même temps une sensibilisation à l'ordre des lettres est menée. Vous avez des exercices de ce type chez RETZ , 6-9 ans des exercices pour mieux lire.
Par contre ce que l'on sait c'est que "tant que l'enfant considère le mot comme un ensemble non ordonné de toutes ses lettres, on ne peut espérer qu'il établisse un lien entre l'unité graphique et l'unité sonore". (chap2) (4)
Vous avez un passage : "toutes nos observations vont dans le même sens : autant les jeunes enfants n'ont aucune difficulté à mémoriser des mots écrits et à les reproduire, autant ils ont d'énormes difficultés à admettre que les lettres qui forment les mots codent l'aspect sonore du langage …… nous pensons donc que la procédure logographique n'est certainement pas une bonne entrée….. les encourager dans cette voie nous semble correspondre à une mise en errance par rapport à l'écrit." p 139 (5)
Savoir à quoi peuvent conduire certains exercices peut vous permettre de faire des choix (on se plaint suffisamment de ne pas avoir de temps) et savoir quels sont les effets de ce type d'exercices sur les représentations du code écrit chez les enfants les plus fragiles (ce sont ceux-là qui nous intéressent). Les entraîner uniquement dans ce type d'exercices revient à leur faire croire que regarder un mot suffit pour pouvoir le lire.
Ils regardent les mots et comme rien ne se produit " dans leur tête " alors c'est faute à pas de chance. Il n'y a pas de magie dans l'acte de lire, interroger les élèves en grande difficulté et vous serez surpris par leur façon d'aborder l'apprentissage de la lecture : il faut être sage et écouter la maîtresse, il faut répéter, on regarde le tableau…
à quoi le reliez-vous : jardin, gradin, gardon ? Etes-vous sûr que la même silhouette présentée une semaine après dans le même ouvrage correspondra bien au même mot ?
Restant à votre disposition, cordialement.
1 : site bienlire, conférence de consensus
2 : GOMBERT, COLE, VALDOIS et al., 2002, Enseigner la lecture au Cycle 2 Nathan
3 : BRIGAUDIOT M., 2004, Première maîtrise de l'écrit, Hachette Education
4 : ECALLE et MAGNAN, 2002, L'apprentissage de la lecture : fonctionnement et développement cognitifs, A. Colin
5 : BRIGAUDIOT et al , 2004, Comprendre et aider les enfants en difficulté scolaire, RETZ
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Gladys nous a écrit le 17/11/2005
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sur le sujet Dysphasie en GS :
- " Je suis enseignante et j'ai dans ma classe une élève de grande section qui a une dysphasie très importante ,révélée par un bilan orthophonique et psychologique à l'hôpital Trousseau.
Elle est déjà suivie en orthophonie.
Je voudrais savoir comment l'aider .Elle a une grande envie de communiquer et fais de gros efforts pour se faire comprendre. "
Nous lui avons répondu :
- " Pour vous aider, nous avons mis en ligne des aménagements pédagogiques incontournables pour la dysphasie.
Nous vous suggérons d'utiliser massivement des images dans un atelier langage et de reformuler systématiquement les propos de l'enfant.
Il ne nous est pas possible de donner des pistes plus précises car nous n'avons pas assez d'éléments pour étayer notre réflexion.
Pour affiner notre réponse, nous devons avoir au moins comme élément : est-elle intelligible ?,
les phrases sont-elles syntaxiquement correctes ?,
emploie-t-elle des déterminants, des pronoms ?,
y-a-t-il des confusions phonologiques "afion" pour avion ?.
Après accord des parents, il est intéressant de prendre contact avec l'orthophoniste pour mettre en place un projet cohérent.
Dans quelques temps, nous mettrons en ligne, un exemple de projet et des pistes d'observation.
Vous pouvez nous contacter pendant les heures de permanence au bureau lien direct avec la page d'accueil du site. "
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Sandrine nous a écrit le 22/10/2005
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sur le sujet Proposition de séances :
- " Comment faire pour proposer une séance à mettre en ligne éventuellement ? "
Nous lui avons répondu :
- " La solution la plus simple : nous envoyer un mail en mettant la séance en pièce jointe.
Une autre solution : nous l'envoyer par courrier. Le groupe la lira et si des modifications lui semblent nécessaires, elles vous seront proposées avant la mise en ligne.
Votre nom sera cité, sauf indication contraire.
Veillez à préciser les objectifs, le niveau des élèves et le matériel nécessaire à ce travail. "
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un(e) enseignant(e) nous a écrit le 27 /09/ 2007
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sur le sujet méthode par imprégnation syllabique :
- " J'ai commencé à lire la théorie qui explique l'imprégnation syllabique et la question que je vais vous poser se trouve peut-être dedans ...
Quand l'élève se trompe dans la lecture d'une syllabe, faut-il le laisser chercher, et il se "penche" sur les phonèmes, ou bien faut-il lui "donner " la syllabe dans sa globalité ? "
Nous lui avons répondu :
- " Si vous lui donnez la réponse, l'élève va la répéter sans faire la recherche lui permettant de trouver la solution. Il va faire travailler sa mémoire à court terme sans qu'il y ait, pour autant, une mémorisation sur le long terme.
Or, l'intérêt est de le faire chercher par lui-même afin que se mette en place une stratégie de lecture et c'est par la répétition de ce travail que se développeront les compétences grapho-phonologiques. "
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un(e) enseignant(e) nous a écrit le 13 /01/ 2008
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sur le sujet fluence :
- " Je suis maîtresse G en rased. Sur le terrain (je travaille en zone rurale en Charente) je ne sais par quel bout commencer pour mettre en œuvre ce que j'ai retenu de votre intervention (c'est très flou encore pour moi car c'était très riche et j'ai du mal à faire la synthèse).
Ce qui me préoccupe actuellement c'est la prévention et l'aide aux collègues dans la classe, en cycle 3 en particulier.
Néanmoins j'ai été interpellée par une collègue de ce2 à propos de la" fluence en lecture."
Cela me paraît être une entrée intéressante car cela permettra sans doute de se poser la question de comment aider ensuite, et cela prouve aussi que l'enseignante se pose la question du "savoir lire".
Je voudrais pouvoir faire un petit bout de chemin avec une collègue volontaire pour pouvoir en parler aux autres ensuite!
Pouvez-vous m'aiguiller pour trouver des repères documentaires, sur le net si possible, pour évaluer et remédier en classe dans ce domaine ? "
Nous lui avons répondu :
- " En ce qui concerne la question du savoir lire, 2 compétences sont nécessaires :
-la fluence en lecture,
-la compréhension.
Ce qui veut dire que travailler la fluence est nécessaire à la compréhension mais n'est pas suffisant. Néanmoins, la rapidité de décodage peut encore être un objectif d'apprentissage au cycle 3.
Pour ce faire, la 1ère étape est d'évaluer les compétences des élèves avec, par exemple :
-une lecture de faux mots,
-une dictée de faux mots,
-une lecture chronométrée (cf évaluations Reperdys ou ROC) : en CE2, la moyenne est de 90 mots correctement lus en 1 minute.
La 2ème étape est la remédiation :
-Pour ceux qui ne maîtrisent pas le code : Seul un enseignement explicite du code permet de faire progresser les élèves. Il existe un outil " l'imprégnation syllabique " (disponible chez ortho édition) qui permet de faire un travail systématique grapho-phonologique. Pour ces élèves, bien souvent, les graphies complexes et les graphies contextuelles ne sont pas maîtrisées. L'apprentissage de l'orthographe est donc difficile tant que les automatismes de conversions phono-graphiques sont déficitaires.
-Pour ceux qui maîtrisent le code mais sont encore lents : une lecture oralisée quotidienne permet d'améliorer la fluence (textes, listes de mots). Les textes peuvent être proposés plusieurs fois car il s'agit d'enrichir le lexique orthographique.
Parallèlement, une différenciation lors d'un travail de compréhension de texte est nécessaire, notamment par la lecture oralisée d'un tiers.
Il est important d'évaluer l'élève régulièrement afin de pouvoir faire évoluer son projet. On peut, par exemple, utiliser la même évaluation en lecture et production de faux mots pour voir l'évolution.
Nous ne connaissons pas à l'heure actuelle de site proposant des activités mais vous pouvez aller sur celui de TFL afin de trouver des apports théoriques :
http://www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/
Vous trouverez également des idées d'activités dans les MACLE (" favoriser la réussite en lecture " A. Ouzoulias ; Retz) et une démarche de différenciation dans " lire des récits longs " Patrick JOOLE ; Retz. "