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L'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et son impact jusqu'en 1945

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Rencontre à Créteil – 25 novembre 2009

 

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Le 25 novembre 2009, dans le cadre de la préparation du Concours national de la Résistance et de la Déportation, dont le thème porte pour 2010 sur l’appel du 18 juin du général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945, le Musée de la Résistance nationale, en partenariat avec le Conseil général du Val-de-Marne et le Centre régional de documentation pédagogique, organisait la rencontre de plus de 250 élèves de l’académie de Créteil avec des témoins :

  • Yves Guéna, Français libre
    Engagé dans les forces françaises libres dès juin 1940, participe aux campagnes d’Egypte, de Libye et de Tunisie. Intégré à la 2e DB, participe aux campagnes de France et d’Allemagne jusqu’à la capitulation allemande.
  • Stéphane Hessel, Français libre
    Mobilisé en 1939, il rejoint l’Angleterre en 1941, après une tentative en juin 1940, et entre au Bureau central de renseignement et d’action (BCRA) de la France libre. En mars 1944, il est envoyé en mission en France. Arrêté en juillet et déporté à Buchenwald puis à Dora, camp de concentration dépendant de Buchenwald, Stéphane Hessel échappe à la pendaison à Dora et parvient à s’enfuir lors d'un transfert vers Bergen-Belsen.
  • Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Français libre, historien de la France libre
    Fait prisonnier en 1940, parvient à s’évader en passant l’URSS et à rejoindre Londres en 1941. Secrétaire du comité exécutif de propagande, il devient le chef du service de diffusion clandestine de la France libre de 1942 à la Libération.
  • Raymond Aubrac, résistant de l’Intérieur
    Un des dirigeants du mouvement Libération-Sud puis de l’Armée secrète, il est arrêté avec Jean Moulin. Libéré avec l’aide de sa femme Lucie, il gagne Londres en février 1944 et devient membre de l’Assemblée consultative provisoire d’Alger. Commissaire régional de la République à Marseille à la Libération.

La diversité et la complémentarité des parcours a permis aux élèves de saisir la variété des ralliements au général de Gaulle. Si certains ont pu le rejoindre peu après son appel (Yves Guéna embarque pour l’Angleterre dans un des derniers bateaux qui parvient à quitter la France avant l’armistice), d’autres n’ont pu le faire que bien plus tard, au gré des opportunités, à force de courage et de ténacité (Stéphane Hessel, rejoint l’Angleterre par la Portugal ; Jean-Louis Crémieux-Brilhac, après son évasion d’un oflag en Allemagne, est interné en URSS avant d’être rapatrié sur l’Angleterre). Il leur a d’abord fallu avoir connaissance de l’appel et de l’homme qui l’avait lancé, et surmonter une méfiance envers un général dont on ne connaissait pas grand chose (Stéphane Hessel finit par accepter de se mettre au service du général après un rencontre à Londres ; Raymond Aubrac, comme la plupart des résistants de l’Intérieur, ignore de Gaulle dans un premier temps avant de soutenir la rapprochement nécessaire de la Résistance intérieure et de la France libre et faire lui-même le voyage à Londres après sa dernière arrestation et sa libération par sa femme Lucie).

Les élèves présents se sont particulièrement intéressés aux motivations des témoins et aux conditions matérielles de leur engagement dans la lutte pour la libération. Tout en manifestant des convictions profondes, patriotiques ou humanistes, chacun a insisté sur le fait que leur passage à l’acte allait de soi, qu’il ne leur semblait pas possible de ne rien faire, même s’il leur a fallu surmonter souvent bien des obstacles pour parvenir à leur fin. Les élèves ont été particulièrement sensibles au fait qu’à aucun moment les témoins ne se sont posés en donneurs de leçons ; Au contraire, chacun à leur manière, ils ont affirmé aux jeunes qu’ils avaient en face d’eux qu’ils pourraient sans doute faire la même chose dans des circonstances comparables, car ils partageaient les mêmes valeurs.

C’est cette volonté d’inscrire le thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation dans le présent qui a justifier la présence de François-René Cristiani-Fassin, ancien chef du service Politique de la rédaction de France Culture. Fils de Raymond Fassin, Français libre parachuté avec Jean Moulin en 1941, arrêté et déporté à Neuengamme, il s’est appuyé sur l’exemple de son père pour rappeler l’importance des liaisons radio pendant la guerre et sur son expérience de journaliste pour insister sur la nécessité aujourd’hui encore de garantir un parole libre, dont la radio reste un vecteur essentiel, elle qui peut passer encore sans contrôle les frontières des Etats où l’on porte atteinte aux droits de l’homme.

Eric Brossard
Professeur relais au MRN
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Pour en savoir plus sur l'Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et son impact jusqu'en 1945, consultez les ressources documentaires réalisées dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2010.