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CRDP
mercredi 17 mai 2006

Intervenante : Christiane Falgayrettes-Leveau

Claude Baudoin, Christiane Falgayrettes-Leveau, Aude Désirée. Photo Chantal Bouguennec

Christiane Falgayrettes-Leveau, directrice du Musée Dapper est venue présenter la fondation Dapper, la collection du fonds jeunesse et son travail au sein du CPME (Comité pour la mémoire de l'esclavage), à l'occasion d'une animation pédagogique organisée par Aude Désiré, responsable de la Médiathèque du CRDP-siège.
L'entretien est mené par Aude Désiré.

 

 

 

Le musée Dapper   

Présentez-nous les activités du Musée Dapper
Le Musée Dapper est déjà un vieil établissement, c’est une institution privée créée en 1983 par mon mari Michel Leveau et moi. Nous avons deux structures : une fondation pour les arts africains et une association de type loi 1901. Nous sommes partis d’un constat : un vide dans la diffusion des connaissances sur les arts africains, les arts anciens de l’Afrique.
Aujourd’hui, ce manque est également comblé par la création du Musée du quai Branly ouvert en juin 2006. J’ai fait partie pendant quatre ans de la mission de préfiguration du quai Branly. Mais il faut savoir qu’il y a vingt ans, on ne parlait pas des arts africains. Personnellement, je n’utilise pas la terminologie des « arts premiers, des arts primitifs ». Pour le Musée Dapper, il s’agit des arts africains au pluriel parce l’Afrique est plurielle, avec une grande diversité, plus de cinquante pays, des langues, des cultures extrêmement différentes…Donc pour nous, il s’agit d’une diversité qu’il faut faire connaître.

Quel est votre parcours personnel ?
Il y a vingt ans, lorsque nous avons créé ce musée, nous n’étions pas "spécialistes". Je viens de la littérature, je possède une maîtrise de lettres modernes (Nanterre et Censier avec Maryse Condé). J'étais donc sensibilisée à la littérature. Pourtant, à vingt ans, j’étais déjà convaincue qu’il fallait un lieu à Paris où pourraient se retrouver différentes formes d’expressions de cultures de l’Afrique. À l’époque, je rêvais d’une maison pour l’Afrique.

Que recouvre l’espace Dapper aujourd’hui ?
Mon rêve « Maison pour l’Afrique », existe maintenant depuis cinq ans avec ce que nous appelons le « nouveau Dapper ». Au début nous avons créé uniquement un « musée » traditionnel en présentant des expositions sur les cultures anciennes et progressivement, nous avons fait évoluer ce lieu.
Aujourd’hui, c’est un espace constitué de salles d’expositions, d’une salle de spectacles qui reçoit à peu près deux cents personnes, un petit café, une librairie qui présente des ouvrages Dapper mais aussi des ouvrages d’autres éditeurs, pour permettre aux visiteurs de découvrir les objets d’art de façon extrêmement différente.

Un musée, pour le public, c’est quoi ?
Nous avons un public d’avertis qui vient régulièrement, des collectionneurs, des chercheurs… un public qui appartient aux professions libérales. Et cet autre public que nous avons envie de toucher, qu'il faut "séduire" pour qu’il découvre les objets d’une autre façon, grâce à des rencontres, à des conférences mais aussi à un ciné-club que nous organisons depuis deux ans avec Radio France International. Une partie de notre public vient pour le ciné-club et en profite pour découvrir ce qui est présenté dans les salles d’expositions. Nous proposons des concerts, de la musique, de la danse contemporaine, pas uniquement des films de type ethnologique. Il s’agit plutôt de films qui suscitent des débats, sur des sujets extrêmement différents, proches des préoccupations du public.

D’où vient le nom du musée « Dapper » ?
Dapper est un humaniste hollandais qui a vécu au XVIIème siècle. Il fut le premier à écrire une description sur l’Afrique alors qu’il n’y posa jamais un pied. Il a collecté différents textes de récits de voyage et rédigé une encyclopédie consacrée à l’Afrique. Juridiquement, nous sommes une fondation, mais nous ne voulions pas immortaliser notre nom, donc nous avons choisi Dapper. Ce nom donne du sens à notre démarche. Nous l’avons créé en 1983 et le Musée s’est ouvert en 1986.

Christiane Falgayrettes-Leveau. Photo Chantal BouguennecDe quelle façon avez-vous trouvé ce lieu ?
Au départ, nous avons eu du mal à trouver un lieu. Nous avons trouvé un hôtel particulier, dans le 16ème arrondissement. Certes, il est plus difficile de faire venir certaines associations, certaines personnes…parce qu’il existe des clichés, des réserves... Mais pourquoi pas ? C’est un lieu, c’est là.
Avant 2000, Dapper était un petit hôtel particulier bourgeois situé 50 avenue Victor Hugo.
Le premier musée de 1986 à 1999, était de 500 m² ; depuis 2000, nous avons obtenu 2000 m² pour diversifier les activités. C’est un espace complètement différent, parce qu’on est passé d’un hôtel particulier style 1910 avec une architecture très bourgeoise et un jardin exotique, à un ancien garage en béton, aménagé pour être un espace pluridisciplinaire, plus fonctionnel. Les anciens membres, les amateurs de l’ancien musée m’ont dit franchement « on n’aime pas cet espace-là, parce qu’il est froid, il est différent » mais pour nous, il est beaucoup plus pratique et beaucoup plus fonctionnel.
Au début, ce n’était qu’un simple musée qui présentait des expositions très "spécialisées" ; nous en organisions trois par an, accompagnées de publications. Le succès n’est pas venu tout de suite. Le public déjà sensibilisé était très élitiste : celui du Musée de l’Homme, du musée africain et océanien, les antiquaires de la rive gauche et quelques collectionneurs. Au départ, nous n’avions ni auditorium, ni salle de spectacle, ni possibilité d’animation proprement dite. Une jeune conteuse se produisait dans l’espace d’exposition lui-même devant des groupes d’enfants. Très rapidement, cette organisation est devenue ingérable parce que les publics scolaires et les autres publics se côtoyaient difficilement. Nous avons donc souhaité un espace beaucoup plus grand.

Avez-vous réussi à fidéliser le public ?
Certains sont partis, gênés par l’ouverture du musée. À partir de 2001, les expositions étaient très différentes parce que l’espace le permettait. Notre souhait était de ne pas rester enfermé dans une présentation de type "muséographique" mais essayer de montrer aussi d’autres aspects des arts anciens. Progressivement, j’ai ouvert à l’art contemporain, en commençant par l’art moderne avec Wilfredo Lam, ami de Picasso. Le public tolérait la présence de Lam avec des objets d’art africain et d’art océanien, des affinités existaient et ce fut une première reconnaissance des arts africains et caraïbéens à travers les démarches de plasticiens européens.

Pourquoi ouvrez-vous à l’art contemporain ?
Notre public n’a pas suivi tout de suite, disant qu’il ne retrouvait pas ses repères. Les arts anciens africains ont une reconnaissance par rapport à un type de public qui lui reconnaît des valeurs "universelles" mais qui ne reconnaît pas ces africains contemporains. Pourtant ils ont une existence, puisque ces artistes relèvent de l’art contemporain. La jonction n’est pas toujours facile dans cet espace-là.

Les collections

Avez-vous des collections permanentes ?
Non, nous n’avons pas d’expositions permanentes. C’est un musée qui ne présente que des expositions temporaires. Mais Dapper possède une collection d'environ trois mille objets. Bien sûr, il n’y a pas trois mille chef-d’œuvres. Comme dans tout musée, il y a quelques objets importants et d’autres qui le sont moins et qui font partie du fonds. Les collections sont accessibles au public.
Je revendique ce terme de "musée", parce qu’à l’origine, mon mari et moi ne sommes pas des collectionneurs, nous ne possédions pas une collection d’art. Ces objets ont été acquis dès l’origine dans l'objectif de créer un musée. Nous voulions proposer une démarche de recherche. Au début, on a même offert des bourses de recherches à des étudiants, africains ou non. Ils ont pu pendant un, deux ou trois ans faire des recherches dans le domaine de l’histoire de l’art ou sur le terrain.
De plus, l’espace est trop petit pour des collections permanentes et cela ne m’intéresse pas de gérer un fonds permanent. Ce qui m’intéresse, ce sont les expositions sur des thématiques. L’exposition est un moyen d’expression, un outil utile, important pour faire passer un certain nombre de messages. Elle aide à la valorisation des cultures de l’Afrique et donne à réfléchir sur les civilisations africaines.

Quelle est la place des objets ?
On a un peu tendance à voir les objets uniquement dans une fonction rituelle et non comme élément donnant à penser. Dans les diversités des cultures de l’Afrique, nous sommes face à des systèmes de pensée, à des philosophies, à des métaphysiques et pas uniquement face à des objets. Ceux-ci ont une fonction thérapeutique, une fonction sociale par rapport au groupe, par rapport à des transmissions de connaissances.
Les relations avec le surnaturel, avec la mort, les relations avec l’autre, sont médiatisées par les objets. Un masque, par exemple, est un objet en bois ou en métal mais c’est aussi un tout, avec un costume, avec une dimension, avec aussi un côté "caché".

Masque vouvi, masque boa. DapperQu'y a-t-il derrière le masque ?
Un individu qui est l’intermédiaire du surnaturel, c'est-à-dire qu’il transmet des messages aux individus dans la société. Le musée est là aussi pour valoriser des connaissances, montrer que ces cultures africaines ont des systèmes de pensées qui ne sont pas forcément ceux de l’occident. Lorsqu’on parle d’universel, quelque part, il existe des points communs, mais aussi des différences qu'il ne faut pas toujours occulter et qu'il faut essayer de mettre en valeur. La difficulté c’est que nous, qui appartenons à d’autres univers, ne pouvons pas toujours entrer dans ces systèmes de pensées. Il faut donc laisser de temps en temps la parole à l’autre, c'est-à-dire laisser la possibilité aux Africains de s’exprimer, pour nous donner des clés de lecture, accéder à ces connaissances ésotériques. C’est une des fonctions importantes du Musée.

Est-il facile d’exposer des objets sacrés ?
Que veut dire "sacré" ? Évidemment, ils étaient sacrés. Mais à partir du moment où ces objets entrent dans un Musée, alors ils ne sont plus sacrés dans l’espace ; ils véhiculent des valeurs qui relèvent du sacré. Pendant un temps, on n'utilisait plus ces notions de sacré et de profane. Souvent, il y avait des connotations un peu ethnocentristes sur ce regard-là. Je pense que l’objet devient un moyen de faire passer des connaissances grâce au professionnalisme qui permet de le mettre en scène, en relation avec d’autres médiums.
Aujourd’hui, le public demande de plus en plus d’informations. Il ne vient pas uniquement voir des objets d’art, il a envie d’apprendre, de découvrir. Nous sommes dans des sociétés de l’oralité, et en dépit du travail des ethnologues et des historiens d’art, nous n’avons pas toujours les clés de lecture.

Au Musée Dapper, l'objectif est de parler d’art et de la dimension esthétique à partir de ces objets. L’idée n’est pas de montrer de l’artisanat mais bien de mettre en avant la dimension artistique des objets. L’analyse esthétique des objets apparaît dans les textes mais aussi dans l’espace. De quelle façon éclairer, tourner autour de l’objet ? Comment les valoriser ? Si on met en avant la dimension esthétique, c’est aussi une façon de revaloriser ces cultures, ne pas confiner uniquement ces objets à la dimension fonctionnelle. Il faut arriver à faire en sorte que les deux dimensions se rencontrent : objet fonctionnel et objet d’art.

Liens avec d'autres lieux

Comment se situe le Musée Dapper par rapport au nouvel espace du musée du quai Branly ? Est-il prévu des passerelles d’échanges ?
Depuis un an, on me pose toujours cette question : comment allez-vous résister ? Comment vous définissez-vous par rapport au musée du quai Branly ?
Ma réponse est très simple : Dapper existe depuis vingt ans maintenant, c'est un musée privé, une initiative personnelle. Donc je ne me définis pas contre ni par rapport au Musée du quai Branly. Je pense que plus il y aura d’initiatives par rapport à la présentation des arts africains et mieux ce sera !
Le musée du quai Branly ne présente pas uniquement l’Afrique, mais également l’Océanie, les Amériques. C’est un espace beaucoup plus grand que le nôtre, avec plus de moyens, qui relève d’une décision politique. C’est une initiative qui va peut être permettre à un public qui ne viendrait pas chez Dapper, d’être sensibilisé car nous n’avons pas les mêmes moyens de communication. Je pense que le quai Branly mènera un travail plus large que le nôtre, dans une autre démarche, et ce sera peut-être positif aussi pour nous. Ma démarche est personnelle, "idéologique", elle est différente mais tout à fait complémentaire.

Avez-vous noué des contacts avec la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (CNHI) dont l’académie de Créteil et le CRDP sont partenaires ?
Nous avons eu il y a un an un contact assez informel et on va y réfléchir. Plus il y a aura d’initiatives, mieux ce sera, après ces périodes de silences, de méconnaissances.
Le musée du quai Branly a l’avantage d’avoir une cellule "recherche", en lien avec le CNRS. La recherche était en sommeil par rapport à ces cultures. C'est important car cela va susciter des vocations, donner une impulsion. En effet, il ne suffit pas que le public vienne momentanément dans des lieux d’exposition. Il faut que par ailleurs, en amont, il y ait un travail de publication d'ouvrages, un travail en ligne.
Aujourd’hui, c'est un outil fondamental qui permet à des gens qui n’ont pas les moyens ou l'envie de se déplacer d'accéder aux connaissances. Le musée demeure malheureusement encore un lieu élitiste qui demande une démarche particulière. Certains iront plus facilement au Muséum d’Histoire Naturelle, qu’au musée Guimet ou à Beaubourg, où il y a pourtant beaucoup de découvertes complémentaires à faire.

Les expositions et le public scolaire

Quel type d’action menez-vous en direction du public scolaire ?
Aujourd’hui, à Dapper, nous ne sommes pas seulement un musée de type traditionnel, mais plutôt un espace culturel. Nos actions en direction des scolaires se sont développées. Nous offrons de plus en plus de conférences "jeune public". Fatou Camara, en particulier, sait sensibiliser les jeunes, et même les tout-petits aux objets du musée d'une façon extraordinaire.
Elle a mis au point des parcours qui ne s’appuient que sur quelques objets de l'exposition. Elle définit le cadre et propose aux enfants un parcours fléché, des objets à retrouver dans l’exposition. Elle leur raconte un début d'histoire qui prend un objet comme point de départ et qui se prolonge dans la salle d’exposition. Parfois, elle mime ou elle chante et réussit très bien à capter l’attention des enfants. Elle les fait également dessiner. Il y a d’abord sa parole, ensuite la découverte des œuvres, puis les enfants dessinent.
Nous avons une demande très forte des enseignants qui reviennent d’une exposition à l’autre. Les enfants sont actifs, posent des questions.

Le "jeune public" peut-il voir toutes les expositions ?
Je prends l’exemple de l'exposition Les signes du corps. La première salle était consacrée à de grandes photographies sur le sujet des "signes du corps" (tatouage, scarification, percing...). Or, nous avons constaté que les accompagnateurs étaient gênés, mais pas les petits. Ce thème est très proche d’eux.
Ces corps scarifiés avec tatouages, percing, ces corps textes ne sont pas des corps "ethniques", ce sont des corps d'aujourd'hui. Et c'est cela qui m’a intéressée. Que veut dire ce langage par rapport aux objets ? C’était une façon de montrer que depuis la nuit des temps dans différentes cultures, que ce soit en Afrique, en Asie, dans les Amériques, le langage du corps existe. Il ne s’agissait pas de montrer un corps nu, mais un corps qui a quelque chose à dire, regarder les autres qui se servent de leur corps de façon différente. Pour nous, c'est cette démarche qui avait du sens.

L'exposition "Sénégal contemporain"

Sénégal contemporain. DapperToute une réflexion sur la scénographie, la mise en valeur des objets, accompagne les œuvres, pour ne pas donner une vision figée de l’Afrique. Le scénographe a parfois un rôle très violent qui est de bousculer les habitudes. On ne peut pas présenter ces artistes Sénégalais comme on présente les objets anciens. Une immense bâche d'informations permet de situer ces artistes dans des courants contemporains internationaux, quoique très enracinés dans une culture plus ancienne. Il s'agit de montrer que des artistes porteurs de ces cultures continuent d’œuvrer, qu'ils portent cette culture autrement que par les arts anciens. Le Sénégal est un peu particulier parce qu’il n’y a pas de tradition très ancienne de sculpture, mise à part la Casamance, dans le Sud du Sénégal, où il y a quelques masques, contrairement au Mali, à la Côte d’Ivoire... Ces artistes ont puisé dans d’autres cultures de l’Afrique et c’est ça qui est intéressant.

Le Comité Pour la Mémoire de l’Esclavage (CPME)

Vous faites partie de la "commission culture" au sein du CPME. Pouvez-vous nous parler de votre travail ?
Je ne suis pas spécialiste, ni historienne. J’ai été nommée au CPME, grâce au travail mené au Musée pour la préservation de la Mémoire et la transmission. Le CPME, nommé pour cinq ans, dont la présidente est Maryse Condé, porte des réflexions communes. Maryse Condé a montré à travers ses textes combien il est important d’aller vers l’autre. Aujourd’hui, nous devons travailler sur les séquelles profondes du passé qui se perpétuent dans les identifications.
Au CPME, l'une des commissions travaille sur les contenus. Il est nécessaire par exemple de revoir les manuels scolaires. Un travail énorme a commencé : inventaire des objets, des témoins matériels avec la direction des musées de France. Il faut trouver des gravures, des sculptures, des représentations du Noir à l’époque, puis réintroduire des éléments d’informations dans les manuels. Il ne s'agit pas que d'un problème de dates historiques, mais aussi du partage de cette histoire à trois : Afrique-Antilles-Europe.
Des auteurs (en particulier Maryse Condé) nous ont apporté des éléments de réflexion pour construire nos identités. Des questions douloureuses perdurent entre les descendants des Antilles et les Africains. Edouard Glissant a été nommé président de la mission de préfiguration pour mettre en place un centre de recherche national sur l’étude de la traite négrière et l’esclavage.

Le Comité a proposé au gouvernement de la République française la date du 10 mai comme jour de commémoration annuelle en France métropolitaine de l’abolition de l’esclavage. Il a proposé que ce jour soit dénommé "Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions".
le site du comité

Librairie et bibliographies

La librairie du musée est très éclectique, des essais aux romans, et ne se limite pas aux éditions du musée.
La maison d'édition Dapper jeunesse a vu le jour en 1998 avec des traductions. Il fut d'ailleurs difficile de trouver des traducteurs qui connaissent les univers des auteurs. D'autre part, il a fallu trouver des thèmes qui soient complémentaires et qui reflètent l’image du Musée.
Certains auteurs écrivent aussi pour les adultes : Gisèle Pineau (Guadeloupéenne), Florent Couao-Zotti (Béninois), Francis Selormey (Ghanéen), Evan Jones (Jamaïcain)... La maison ne se limite pas aux auteurs francophones. Aujourd’hui, Dapper est un tout, qui travaille toujours autour des mêmes enjeux : montrer la diversité qui existe, les points communs et les différences.

sélection jeunesse du musée Dapper
l'esclavage et la traite négrière : bibliographie

Le site du musée Dapper

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