Laure Delattre
Atelier
du Livre
77000 Melun
Rappel des I.O. : Maîtrise de la Langue = priorité
des priorités
Les enjeux de la littérature dans les programmes de 2002
Présentation des programmes 2002
Définition du Littré :
- Cahier que les étrangers portent en voyage sur lequel ils engagent
les personnes illustres à écrire leur nom, et ordinairement avec
une sentence (1762).
- Cahier sur lequel on prie d'écrire quelques lignes de prose, quelque
vers, quelque dessin.
- Terme d'antiquité romaine. Tablettes recouvertes d'un enduit de plâtre
sur lesquelles étaient inscrites les actes du prêteur.
Remarque : "album" se trouve dès le XII siècle.
Définition du petit Robert :
- Cahier ou classeur personnel destiné à recevoir des dessins,
des photos, des autographes, des collections diverses (ex : album de timbres).
- Recueil imprimé d'illustrations, de documents iconographiques. Des
albums de bandes dessinées.
- Enregistrement phonographique constitué d'un ou deux disques réunis
sous la même jaquette.
Livre où l'image est aussi importante que le texte, voire plus importante. Il faut faire une distinction entre album de fiction et album documentaire :
Albums de fiction :
Les albums narratifs
- conte
- poésie
- BD
- et les autres nommés abusivement albums.
Les albums non narratifs :
Jeux visuels
Enumération
Livres à compter
Album jeu
Images de fantastique
Albums documentaires : qui informent (c'est le contenu qui détermine le genre, pas la forme)
Lecture et recherche en binômes ou par groupes pour pouvoir effectuer
des tris.
Matériel : 60 imagiers répartis sur les binômes
Consignes :
Selon quels critères les élèves pourraient-ils classer
ces imagiers ?
Quelles pistes d'exploitation envisageriez vous ?
1) Sur la forme :
- On peut, comme on pourra le faire pour les autres livres, rechercher les
critères suivants : taille, épaisseur, matière, format
(italienne), reliure (cousu, broché, en accordéon, agrafés,
avec une reliure en tissu…), type d'illustration…
Ex : travail sur la matière : Les enfants ont par deux une pile de livres
qu'ils découvrent. "Comment sont vos livres quand vous les touchez
? En quoi sont-ils faits ? Qui a un livre exactement pareil ?" Les enfants
doivent décrire précisément. "es-tu sûr ? Pourquoi
?" Les enfants doivent argumenter. "Qui a un livre de la même
matière ?" Chacun va avoir un moment pour parler.
Puis, on peut changer la pile et attaquer un autre critère. Ex. La taille
Þ On peut faire un classement, un rangement…
- Les illustrations :
Quel type d'image ? dessin, dessin qui se veut en volume (à la limite
de la photo), photo, reproductions d'uvre d'art ( de toute façon,
ce sont des photos de dessins, photo…)…+ Commentaires sur la couleur.
Les enfants peuvent comparer toutes les images de lapins, d'escargot, de poupée…et
découvrir des représentations et des traitements graphiques très
variés.
- La mise en page : 1 image par page (Une page est ce qui est compris entre les bords d'une feuille et qui est coupé), 2, 4, beaucoup d'images, 1 page d'objets en situation et 1 page d'objets détourés, ceux qui ont des lettres (on arrive aux abécédaires)…
- Le texte : ceux qui n'ont pas de texte, ceux qui ont un mot sous l'image, ceux avec une phrase, ceux qui racontent aussi une histoire,
2) Sur le fond, le contenu :
- Différencier les imagiers généralistes et les imagiers
thématiques. Cet aspect est important pour la recherche documentaire
: "Ce n'est pas la peine que j'aille vers certains livres rechercher l'information
dont j'ai besoin".
- Synthèse : "Qu'est-ce qu'un imagier ?" C'est un livre qui
présente des images sur la vie.
Est-ce un album de fiction ou un documentaire ? Dans quelle classe vais-je les
intégrer ?
Mélanger imagiers et autres albums pour vérifier que la notion est acquise.
Les élèves pourront fabriquer leurs propres imagiers :
- imagier des actions, des adjectifs (intérêt de la difficulté
de représentation),
- imagiers sensoriels,
- imagier des personnes de l'école (cela permet de travailler la prise
de vue, de discuter sur ce qu'on mettra réellement dans le livre et au-delà
de confronter les représentations : choisira-t-on des portraits,
des silhouettes complètes, des attributs importants au regard des enfants)
- imagier de ce qu'on doit avoir dans son cartable pour les élèves
de CP, de ce qu'on doit emporter en sortie…
Il est intéressant de remarquer que l'on travaille en même temps la syntaxe et la conjugaison (majuscule pour les noms propres, déterminants pour les noms communs, verbes conjugués ou non pour l'imagier des actions).
- A partir des imagiers sans texte (Noir sur blanc de Tana Hoban),
rechercher et écrire les mots correspondant aux images.
On écoute toutes les propositions des enfants, et on les écrit
sur des post-it. On accepte le langage affectif, mais on recherche le terme
exact de référence en avançant ainsi le principe du langage
qui doit être compris par tous.
- A partir de photocopies prises dans les différents imagiers, créer des albums scientifiques ou des imagiers thématiques : ce qui rebondit, ce qui flotte, ce qui vole, les animaux marins…
Les imagiers peuvent être considérés comme les premiers
utilitaires :
Il est intéressant de permettre à l'enfant de trouver par lui-même
les mots qu'il veut écrire. On va donc l'habituer à rechercher
et à se servir de tous les imagiers (du commerce ou ceux fabriqués
en classe).
Consulter ou imprimer
la liste des imagiers utilisés
pour cette séquence (à télécharger au format PDF).
Dès la maternelle, il s'agit de :
- Construire une première culture littéraire
- d'organiser des parcours de lecture qui vont permettre aux enfants de se construire
cette culture littéraire.
- se constituer un capital étendu de textes variés = références
Ces rencontres avec les textes ne doivent pas être aléatoires,
mais régulières et organisées. Les uvres se parlent
: elles forment des constellations plus ou moins perméables.
Les enfants seront amenés au cours de ces rencontres avec les livres
à rapprocher des types de personnages, des procédés d'illustration,
des procédés littéraires, à explorer des thèmes,
à découvrir des univers d'auteurs…
Catherine Tauveron définit ainsi un texte littéraire : c'est un texte où tout élément fait signe.
En relation avec cette définition, elle pense que la lecture littéraire,
c'est adopter un comportement de lecteur tel qu'on s'attende à ce que
tout élément fasse signe, c'est un jeu de stratégie entre
un lecteur singulier et un texte singulier, c'est se mettre en état d'alerte,
se préparer à accomplir un travail d'interprétation(=travail
conscient de recherche de signification). De ce point de vue, en accord avec
les programmes, l'interprétation participe à la compréhension.
Ceci implique que les textes donnés à lire ne soient pas directement
lisibles, lisses et plats, mais au contraire " résistants "
(dans certaines limites), la lecture ne devenant plaisir que si la créativité
du lecteur entre en jeu.
Il ne peut y avoir interprétation que s'il y a polysémie, ouverture
sur l'imaginaire.
Mettre au point des parcours de lecture suppose une lecture analytique et critique
de la part des enseignants. Selon les albums que l'on va proposer aux enfants,
on pourra travailler le schéma narratif, le point de vue, l'analyse d'image,
la fin de l'histoire…
On ne peut pas faire l'économie de cette réflexion, car c'est
après avoir dégagé l'intérêt ou les intérêts
de tel album qu'on pourra le proposer en classe, en fonction d'un objectif bien
précis et à un moment choisi et inscrit dans une programmation.
Matériel : des albums (2 au minimum) par deux, une grille de lecture
Consigne :
Quelles sont les entrées privilégiées des albums mis à
votre disposition ?
Quelles mises en réseau, à partir de quels critères ?
Quelles activités, quelles situations à mettre en place en classe
ou en BCD pouvons-nous proposer pour chacune de ces constellations constituées
?
Vous pouvez imprimer
la synthèse de cette activité
sous forme de tableau (à télécharger en format PDF).
Consulter ou imprimer
la liste des albums utilisés
pour cette séquence (à télécharger en format PDF).
