CRDP
mercredi 15 mars 2006
Intervenante : Arlette Weber, conseillère pédagogique

Cette animation a pour objectif de présenter des façons de mettre en place le langage de perception, d'évocation et d'émotion à partir de la thématique des cinq sens en littérature de jeunesse, un thème très présent dans la littérature et indispensable pour comprendre la poésie. Arlette Weber, conseillère pédagogique, nous présente des pistes d'activités pour modifier la manière d'appréhender la lecture chez les enseignants et les élèves.
Analyse et synthèse
L'idée est d'arriver en classe avec une malle de livres différents à mettre en réseau, ces livres faisant partie d'une thématique à faire découvrir aux élèves. Les intérêts sont multiples :
- faire connaître la production éditoriale, très abondante, aux enfants et aux parents si les livres sont prêtés dans les familles.
- les livres étant tous différents, chaque enfant va devoir essayer de comprendre ce que le livre qu'il a entre les mains contient, et donc être en capacité d'effectuer lui-même l'analyse de ce livre.
- après les premières activités de tri, les enfants devront se livrer à un travail de synthèse puisque chacun dira ce que contient son livre et cherchera à trouver les points communs et les différences entre les livres.
Or, il s'agit là de deux activités (analyse et synthèse) que l'école primaire ne manipule pas suffisamment et lorsque les enfants entrent en sixième, les professeurs leur demandent très vite de réaliser un exposé, ce qui nécessite ces deux aptitudes. Le fait de travailler avec un document unique pour tous les élèves évite souvent ce travail de synthèse pourtant très important.
De même l'analyse est rarement mise en œuvre par l'ensemble des élèves car tous ayant le même document, ceux qui prennent la parole sont très souvent ceux qui entrent très vite en lecture et dans la compréhension des textes.
Développement de la curiosité, des connaissances, de l'imaginaire, fonctionnement de la langue
Plus les enfants vont entrer dans les livres et comprendre comment ils sont écrits, plus ils vont avoir envie de les regarder, de les lire, de les comprendre.
Pour l'enseignant, c'est une belle occasion de travailler sur la langue, grâce à la richesse du vocabulaire contenu dans les livres. Le langage construit est de moins en moins utilisé à la maison quel que soit le milieu social, la proximité et la rapidité incitant à simplifier vocabulaire et syntaxe. C'est pourtant en produisant le langage qu'on l'acquiert réellement.
Les livres vont donc être un support de parole très fort. Ils renvoient à des sentiments personnels et vont donc provoquer l'envie de parler.
La littérature est subjective et permet à chacun de s'approprier le texte avec des sentiments, des émotions, des visualisations des personnages qui lui sont propres.
Il n'y a donc pas de réponse vraie ou fausse et il est intéressant pour les enfants de se rendre compte qu'on peut tout dire sans risquer la mauvaise réponse, même si certaines demandent discussion et argumentation.
En pratiquant la lecture d'albums, de BD ou de romans, les enfants se rendront compte qu'ils peuvent également apprendre. La littérature doit être un tremplin pour que le plaisir de lire des livres littéraires procure aussi du plaisir à aller chercher des renseignements dans d'autres livres. L'objectif est d'amener les enfants à avoir du plaisir à tout lire. Les fils rouges présentés plus loin peuvent permettre de tisser des liens entre les livres pour construire le savoir.
Matériel :
Les valises peuvent se construire grâce à la BCD, la bibliothèque de classe, la bibliothèque municipale, les médiathèques des CRDP et CDDP, et les livres que les enfants vont apporter. C'est en présentant des livres très différents que la compréhension de la thématique va pouvoir s'affiner.
Après la première séance, lorsque les enfants auront découvert la thématique, on pourra leur proposer d'apporter des livres de chez eux pour alimenter la valise de livres. Cela permet de faire entrer la culture de l'enfant à l'école et d'effectuer un croisement permanent entre culture de l'école et culture de la famille. Les livres proposés par l'enseignant lui-même seront donc des livres que les enfants n'ont pas l'occasion de trouver chez eux, afin de pouvoir établir des comparaisons et faire évoluer les représentations. Il pourra s'agir de livres dont les éditeurs n'ont pas accès aux grandes surfaces, des livres épuisés, des livres originaux dans leur concept...
La période de travail sur la thématique se situe entre quatre et six semaines suivant l'âge des enfants et les projets de l'enseignant et la médiation est faite en permanence par l'enseignant au cours de cette période de travail.
L'objectif de la première séance, après distribution des livres (trois ou quatre livres par groupes de trois) est, pour l'élève, de découvrir les ouvrages et d'en trouver les points communs, entre les livres donnés au groupe d'abord, puis entre les livres de tous les groupes. Les objectifs de l'enseignant sont de valoriser toutes les réponses, de mettre en évidence la thématique et de faire prendre conscience des trois grands types d'ouvrages : sensoriel, documentaire, fiction.
Bien sûr, au début les réponses de chaque groupe vont être variées : même taille, personnages communs... Toutes les réponses sont acceptées mais au fur et à mesure des comparaisons avec les livres des autres groupes, on amène les enfants à découvrir la thématique de la valise, par exemple "Les cinq sens". Certains ouvrages traitent du goût, d'autres sont à toucher, d'autres parlent de musique...
À la fin de séance, les enfants auront regardé tous les livres, vérifié qu'ils ont tous pour sujet les cinq sens et la séance se terminera par un "remue-méninges" sur ce thème au cours duquel les enfants laisseront s'exprimer leurs représentations.
L'enseignant présente aux enfants la période de travail sur le thème, et les possibilités offertes (emprunter les livres, les lire avec les parents, vérifier qu'il se trouvent bien dans la thématique, en apporter d'autres...).
Au cours cette deuxième séance, l'enseignant va mettre en place quelques fils rouges qui correspondent à des façons de travailler quelle que soit la thématique de la valise.
Catalogue des personnages des livres rencontrés
Créer par exemple un imagier collectif des personnages (héros ou personnage secondaire, humain ou animal...) qui ont le plus touché les élèves. Réaliser le portrait de ces personnages après avoir créé une fiche type avec les enfants : une case pour la photo d'identité (dessin ou calque), nom, âge...
Les enfants vont à l'occasion de cette activité se rendre compte qu'il existe dans le texte des informations explicites et des informations implicites qu'il faut déduire du texte. Certaines informations pourront même être imaginées.
On pourra décrire le caractère du personnage (gentil, courageux, timide, violent...). Cette fiche ne sera pas une obligation pour chaque livre. L'intérêt est d'inciter les enfants à chercher dans les livres. Ils ne feront donc ce type de fiche que pour des personnages qui les ont vraiment touchés.
La ligne du temps
Tracer dans la classe sur un mur une ligne du temps qui comportera des dates faciles à repérer (Moyen-âge, an 2000, des périodes qui précèdent, qui suivent...) On demandera aux enfants d'essayer lorsque c'est possible, d'imaginer à quelle époque se passe l'histoire qu'ils ont lue. On écrit le titre sur un post-it et on le situe sur la ligne du temps (époque actuelle, passé très lointain, futur...).
L'espace
De la même manière, sur un grand planisphère, placer sur des post-it le titre du livre en fonction de l'endroit où se déroule l'histoire.
Pour les albums utilisés en maternelle, ce type d'activité est souvent impossible à réaliser car les histoires sont souvent intemporelles et non situées. On réalisera ces activités de plus en plus finement en élémentaire, en complétant par des recherches documentaires, en listant les informations données par le livre.
Le carnet de lecture personnelle
Dans l'idéal, ce carnet suit les enfants tout au long de leur scolarité. Les enfants y inscrivent les titres des livres qu'ils ont lus et parfois, pour certains livres, un dessin, un avis, un commentaire de lecture, un passage recopié... Ce carnet s'enrichira d'année en année et ils pourront constater que certains livres sont lus ou entendus plusieurs fois au long de la vie et qu'on peut les lire ou les comprendre à des niveaux différents en fonction de l'âge. Certains livres se retrouvent dans des thématiques différentes et cet aspect renforce la culture du livre.
La culture de l'auteur
Réaliser de petites biographies en recherchant dans le livre, dans les catalogues d'éditeurs, sur internet des informations sur l'auteur. Cette activité sera réalisée pour des auteurs que les enfants ont rencontré plusieurs fois. Travailler sur les auteurs dès le plus jeune âge permet de comprendre le processus de création d'un livre.
Ces fils rouges ne doivent pas être pris comme des activités à évaluer, mais comme un moment de discussion autour des livres. Or, pour discuter, il faut pouvoir s'appuyer sur des représentations mentales et visuelles. Ces pistes ont pour objectif de construire une culture commune, pour faire connaître aux autres élèves un personnage, un auteur...
Dès la deuxième séance, le maître mettra en place des moments de lecture magistrale. L'enseignant va lire à haute voix un des livres de la valise, de préférence un ouvrage un peu difficile qui pourrait poser problème à des enfants seuls face à ce livre. Cette activité place les enfants dans la situation d'écoute et aide à mettre les livres en réseau en fonction de la thématique choisie.
Une lecture magistrale (extraits) pour entrer dans la thématique des cinq sens :
Sur le bout des doigts
Hanno
Thierry Magnier
2004
Première découverte :
Après une première lecture du début du roman, on demande aux enfants le nombre de personnages repérés, on leur demande d'imaginer l'âge du narrateur et l'activité qu'il décrit, la façon dont il la perçoit.
Travail sur les champs lexicaux :
Pourquoi ce livre entre-t-il dans la thématique des cinq sens ? Lister tous les mots qui évoquent les sens (sensations de la peau, bruits évoqués...)
Affiner la thématique :
Un deuxième extrait permet d'affiner la thématique (sensations de toucher, chaleur, froid, matières...). Petit à petit, en avançant dans la lecture, des indices permettent de comprendre que Tom, le narrateur, est aveugle.
En discutant avec les enfants, on listera par la suite tous les autres sens évoqués. Jusqu'au paratexte de la quatrième de couverture "Cet ouvrage a été achevé d'imprimer à tâtons pour le compte des éditions Thierry Magnier..."
La thématique des cinq sens permet également d'aborder le thème du handicap (manque d'un des sens).
Avec des enfants lecteurs, on pourra, à partir d'un passage photocopié, rechercher tous les mots qui évoquent la vue, le toucher, les odeurs, puis repérer ces évocations à l'intérieur du livre entier, sans pour autant prendre le livre comme outil de travail.
On pourra ensuite voir le mot sens dans tous les sens du mot et faire un répertoire de tout ce qu'on peut trouver dans ce sens. On entre là dans un jeu sur la langue qui va venir compléter ce travail.
La lecture à voix haute de ce livre permet de parler du thème, de sensibiliser les enfants à un texte poétique. L'écriture à la première personne et le vocabulaire riche et élaboré peuvent être une difficulté pour les élèves mais les chapitres courts laissent le temps d'expliquer, d'oraliser, d'enrichir le vocabulaire autour des cinq sens... par exemple, le verbe sentir est employé dans une multitude de sens différents (sentir avec son nez, sentir avec la peau, sentir une émotion...) Plus on va parler de ces mots, plus les enfants vont en comprendre le sens.
Créer le lexique de certains types de mots :
Par exemple le lexique des mots qui évoquent tout ce qu'on peut faire avec la peau. Les enfants donneront des mots de leurs représentations personnelles, des mots rencontrés dans les livres lus. Ce lexique deviendra ainsi un outil pour travailler le vocabulaire précis et il sera utilisé lors d'expression écrite.
Tri fiction / documentaire
Mélanger des livres de niveau de lecture différents et de difficultés variées. Les enfants observeront rapidement les livres distribués pour dire s'ils entrent tous dans la thématique choisie.
Proposer aux élèves de trouver une façon de classer les livres à l'intérieur de la thématique. On se trouve en présence de livres documentaires et de livres de fiction. Il est important de recadrer ces notions à l'école. En effet, la période actuelle pose parfois des problèmes pour différencier fiction et réalité. L'école a donc pour rôle de présenter des livres qui montrent des représentations de la réalité et des livres de fiction qui partent de l'imaginaire d'un auteur. L'enseignant proposera aux enfants de trier les livres en trois paquets : fiction, documentaire, hésitation ou désaccord. Après le tri, l'enseignant revisite les trois paquets et donne son avis.
Certains livres peuvent entrer dans deux catégories différentes. Par exemple, La petite cuisine des fées est à la fois documentaire puisqu'il contient de vraies recettes de cuisine réalisables, et fictionnel puisqu'il contient des contes et met en scène des personnages imaginaires.
Les livres ambigus méritent une discussion. S'il y a hésitation ou désaccord, il faut lire le livre de façon plus approfondie. Cela va permettre aux enfants de développer des arguments. Il ne suffit pas de se baser sur la maquette ou le type d'image : un documentaire ne présente pas toujours des photographies ou des textes scientifiques. Un dessin, des peintures ou un texte narratif peuvent tout à fait représenter la réalité et donner des informations très précises sur un sujet. Par exemple des auteurs qui font parler un animal adoptent un point de vue pour mieux faire comprendre le comportement de l'animal.
Certains documentaires font même vivre une sorte d'histoire à l'animal et on peut dire qu'aujourd'hui le genre fiction documentaire existe. Les séances suivantes permettront d'approfondir le contenu des documentaires, le contenu des fictions, et de discuter sur les livres qui posent problème. L'école est bien le lieu de réflexion, de discussion, d'argumentation.
Les genres littéraires définissent des types d'écriture (album, poésie, bande dessinée, théâtre, roman, conte). D'une façon transversale, les types d'écriture peuvent entrer dans toutes les catégories (fantastique, policier...). Certains genres littéraires peuvent devenir des supports (par exemple, l'album ou la BD peuvent servir de support au documentaire).
Les enfants doivent faire eux-mêmes les tris parmi les livres pour comprendre le fonctionnement du classement de la BCD et s'y retrouver ensuite.
Le contenu des documentaires
Dans une séance consacrée aux ouvrages documentaires, il s'agira d'analyser le contenu des livres et de les comparer pour voir de quelle façon les documentaires nous présentent les cinq sens. Ils peuvent présenter le thème sous une forme artistique, narrative, scientifique (expérimental / anatomique).
Le contenu des livres de fiction
Dans une séance consacrée aux livres de fiction, on analysera la façon dont sont présentés les sens dans cette catégorie. Le toucher peut être mis en valeur par des livres tactiles, et on aidera les élèves à analyser le procédé et voir en quoi il apporte quelque chose par rapport au texte.
Le bruit peut être mis en évidence par des onomatopées, un travail typographique, une accumulation, des éclatements, des couleurs vives... Le silence, au contraire sera rendu par des couleurs feutrées, sobres, du blanc...
C'est en en discutant et en comparant de nombreux exemples que les enfants vont sentir et comprendre ces références et ces procédés des auteurs et des illustrateurs. On peut rechercher des livres qui font référence à l'odorat, au parfum...
Cela aidera à enrichir l'imaginaire et sortir des dessins ou des descriptions classiques.
Tous les types de langage vont être mis à l'œuvre à travers ces activités dans ces différentes séances : langage descriptif pour présenter un livre, argumentatif pour discuter en cas de désaccord...
Activités de création
- Imagiers sur les cinq sens des animaux :
Découper dans des images de magazines des nez, des peaux, des yeux, des oreilles, des bouches d'animaux et les coller sur de petites cartes pour fabriquer des imagiers sur les cinq sens des animaux, avec
une reliure en haut et six petites pages indépendantes.
Associer le nom de l'animal (par exemple le loup) et les images des organes de cet animal. Faire la même chose pour d'autres animaux et mélanger les images pour pouvoir rechercher de nouveau les associations.
Avec des élèves plus grands, on enrichira le vocabulaire scientifique en recherchant le mot exact pour chaque animal (truffe, groin, museau, pour le nez...) et on le placera sous le dessin.
On peut enrichir encore l'imagier en ajoutant des expressions qui utilisent l'un des sens particulièrement développé de l'animal (des yeux de lynx, à pas de loup...).
- On pourra à partir de photos de visages humains ou des photos des enfants de la classe, travailler les différentes formes de bouches, de nez, d'oreilles... en apportant là encore un vocabulaire de plus en plus précis (yeux rieurs, yeux en amende, yeux perçants...).
- Travail sur le lexique
Par exemple fabriquer un jeu d'association à partir de cartes classées par couleur. Sur une couleur, on écrira tous les noms qui font penser aux sens (oreille, ouie, vue...), sur une autre couleur, les verbes (toucher, sentir, caresser, chatouiller), sur une autre couleur, des définitions en correspondance...
On peut aussi faire créer l'imagier des expressions en relation avec un sens, par exemple des expressions construites autour du goût ou des aliments.
Ce type d'activités permet de travailler sur l'axe lexical et de garder des traces collectives.
Quelques exemples d'imagiers réalisés dans des classes de l'école Albert Thomas, à Champigny :
Un imagier sur le goût (images, métiers, recettes et poèmes) : Le livre sans faim
un imagier sur les expressions : Expressions à trouver et à dévorer


On peut aussi travailler sur le thème des sens d'une façon plus personnelle en les associant aux souvenirs, aux sensations personnelles, à partir du jeu "ça me fait penser à..." sur le principe des petits bonheurs et des petits bobos d'Elisabeth Brami. On va proposer aux enfants de fabriquer en accordéon l'imagier personnel des sensations agréables (ce que j'aime) et celui des sensations désagréables. par exemple "j'aime l'odeur de... parce qu'elle me rappelle..." On constatera que chacun fait des associations différentes et qu'on peut ressentir et écrire des émotions différentes. La création de ces imagiers seront l'occasion de rédiger des textes courts qui partent des sens et permettent des écrits personnels.
- Fabrication de livres sensoriels
Après avoir comparé de nombreux ouvrages sensoriels, on pourra proposer aux enfants de créer des livres sensoriels et de réfléchir aux procédés et aux matières à utiliser pour rendre la douceur, la rugosité, un son, un parfum...
- Transformer un imagier classique en imagier sensoriel, réaliser un loto sensoriel, un livre collectif en tissu, un livre sonore, odorant...
- Les livres animés font également partie des livres sensoriels puisqu'ils font appel à des sensations (tirer, soulever...)
Avec les élèves très jeunes, il est nécessaire d'enrichir l'imaginaire avant de leur demander de créer et d'imaginer une fiction. La littérature apporte du vocabulaire qu'on s'approprie en le réutilisant et qu'on réinvestit ensuite dans la littérature. C'est ce va-et-vient permanent qui va permettre aux enfants de construire des images mentales derrière chaque mot (on sait qu'un mot est acquis lorsqu'il a été vu dans cinq ou six situations différentes). Il évoquera alors chez l'enfant des images mentales suffisantes pour qu'il puisse le reconnaître en le rencontrant n'importe où.
On pourra travailler le côté sensoriel à partir de créations de livres mais aussi de créations de parcours en gym, dégustation de saveurs, kim odeurs... C'est un thème très riche de la maternelle au CM2, et au-delà.
Compte rendu rédigé et mis en ligne par Chantal Bouguennec le 22/05/2006
